Le pouvoir du don

Le fonctionnement du Don regorge d’idées limitantes, de conditionnement préconçus, de principes obsolètes. Je te propose une vision de cette énergie et une manière de la mettre en pratique.

Dans cet article, je quitte volontairement le principe du donner-recevoir. Cette formule est très efficace et peut aider tant que l’on n’a pas compris le don inconditionnel. Mais c’est de ce dernier dont je souhaite parler ici.

Le fonctionnement du Don regorge d’idées limitantes, de conditionnements préconçus, de principes obsolètes. Je te propose une vision de cette énergie et une manière de la mettre en pratique.

Dans cet article, je quitte volontairement le principe du donner-recevoir. Cette formule est très efficace et peut aider tant que l’on n’a pas compris le don inconditionnel. Mais c’est de ce dernier dont je souhaite parler ici.

Car le terme « inconditionnel » est souvent mal interprété, et peut même faire frémir.

Pourtant, c’est la racine même du don. Car quand je donne en attendant une reconnaissance en retour, je ne donne pas vraiment. Je troque.

Alors que si je donne, sans rien attendre, et avec en plus le plaisir de partager quelque chose, là, c’est un don inconditionnel. C’est la démarche la plus difficile à mettre en pratique, et pourtant celle qui rapporte le plus — paradoxalement.

Et c’est ce qu’il faut considérer dès le début : que suis-je en mesure de donner, maintenant ?

Car si tu donnes ce que tu ne possèdes pas réellement, un déséquilibre s’installe naturellement. Tu peux alors donner en apparence, tout en nourrissant inconsciemment des attentes : reconnaissance, retour, gratitude, impatience… Et lorsque ces attentes ne sont pas comblées, apparaissent la fatigue, la déception ou le sentiment de ne pas être reconnu. Au fond, la personne à qui tu pensais donner n’a pas véritablement reçu un don libre, mais quelque chose qui était accompagné d’une attente.

Prenons un exemple simple : tu donnes un coup de main à un ami pour bricoler chez lui. Est-ce réellement un don inconditionnel ?

Pose-toi simplement cette question : si, demain, tu as besoin de son aide à ton tour, attends-tu qu’il te rende le temps et l’énergie que tu as dépensés pour lui ? Ou acceptes-tu pleinement de lui avoir offert ton aide, sans rien attendre en retour ?

Dans le premier cas, tu n’as pas réellement donné : tu as échangé ton temps et ton énergie contre l’espoir d’obtenir quelque chose plus tard. Dans le second, tu as véritablement offert.

Un autre exemple, plus difficile à accueillir, concerne les enfants.

En tant que parent, tu peux avoir le sentiment d’avoir tout donné pour eux, de manière inconditionnelle. Mais si, derrière ce don, tu attends leur reconnaissance, leur présence, leurs appels ou qu’ils te rendent l’amour que tu leur as donné, alors ton don n’était pas totalement libre.

Tu leur as peut-être transmis une partie de l’amour que tu ne t’accordais pas suffisamment à toi-même, avec l’espoir inconscient qu’ils te le rendent un jour, avec les intérêts.

À l’inverse, si tu es capable d’accepter que tes enfants vivent leur propre vie, qu’ils fassent leurs choix, qu’ils donnent ou non des nouvelles, sans que cela remette en question l’amour que tu leur portes, alors tu as véritablement donné sans condition.

C’est parfois difficile à accepter. Pourtant, c’est précisément là que se trouve la différence entre donner et attendre en retour.

Et dans la vie quotidienne ?

C’est là que la difficulté se présente : comment donner inconditionnellement ?

Je te propose une technique simple, mais parfaitement efficace. Au lieu de te demander « comment » donner, demande-toi « quoi » donner. Car la véritable question est :

Qu’est-ce que je possède véritablement, que je peux offrir librement sans craindre de ne plus en avoir pour moi ?

Fais une sorte de mini-liste, en gardant en tête qu’elle évolue. Tu pourras y déposer des biens matériels, des propositions d’aide, des outils, des connaissances, etc. Bien entendu, adapte-toi à l’instant présent, car selon ton état de fatigue, ta capacité à donner change.

Une fois que tu as défini ce que tu peux donner, rappelle-toi que donner n’est pas imposer. Car parfois, on reçoit des éléments qu’on ne souhaite pas, mais que l’on n’ose pas refuser. Au lieu de se sentir reconnaissant, on se sent davantage piégé.

L’astuce n’est donc pas de donner directement, mais de « déposer » ce que l’on peut donner, comme une proposition, que l’autre est en droit d’accepter ou non.

Et surtout, ne pas se vexer si le don n’est pas accepté. Car dans le cas contraire, ce n’est toujours pas un don, mais un geste qui attend un retour de reconnaissance.

Une fois que tu as déposé/proposé ce que tu peux donner, c’est un peu comme un buffet à volonté. Libre à chacun de venir choisir ce qu’il veut. De ton côté, tu ne cherches plus à savoir qui, combien, pourquoi, ni ce qui sera fait avec tes offrandes. Tu as juste offert ce que tu avais en abondance.

Et c’est là que le véritable don commence !

Car c’est maintenant que tu te sens heureux d’avoir transmis, au lieu d’être stressé de savoir comment tu recevras en retour. Et ce don que tu émane, l’Univers le transforme en retour par la loi d’attraction. Et tu recevras autant, voire davantage que tu as donné… mais seulement si ce n’est pas ton objectif.

C’est ça, le pouvoir du don.

 

Alors à toi de jouer : Qu’est ce que tu es en mesure de donner véritablement, maintenant ?

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